De tout temps l’homme a cherché à augmenter ses capacités en asservissant animaux, outils ou machines. C’est même l’une des caractéristiques essentielles de l’humain par rapport à l’animal.

L’expert-comptable n’échappe pas à la règle. Depuis l’invention de la comptabilité en partie double par le vénitien Luca Pacioli au XVème siècle, il a su adapter à son besoin les progrès techniques pour être plus performant, pour améliorer sa production comptable tant qualitativement que quantitativement.

Pour ne citer que les évolutions majeures de ces 50 dernières années, l’informatique, l’ordinateur individuel, Internet et le « cloud » ont profondément modifié la façon de travailler des experts comptables : meilleure répartition des tâches entre client et collaborateurs ; mobilité des personnes, des documents et des données ; optimisation de la production, de la révision et de la restitution. Des évolutions qui permettent de faire plus, plus vite, plus homogène ; qui apportent des optimisations du « geste » comptable.

Il n’échappera à personne que l’expert-comptable est challengé ces dernières années. Bousculé sur ces appuis par les autorités avec l’érosion du monopole de la profession, disputé sur son terrain par des acteurs entrants étrangers ou banquiers, et questionné par ses propres clients qui attendent plus l’ « expert » que le « comptable ».

A l’instar d’autres professions, l’IA (Intelligence Artificielle), la RPA (Robotic Process Automation) et le Big Data sont passés par là. Imagine-t-on piloter un avion sans assistance ? Opérer un malade sans augmentation de la vision ou de la précision du geste ? Gérer une flotte de camions sans GPS et analyse du trafic ?
Cette domestication de la technologie a rendu les clients encore plus exigeants tout en déclassant les actes qui semblent simples et répétitifs comme celui de la comptabilisation.

 

Pour rester le premier conseiller, l’éminence grise, de son client dirigeant d’entreprise
l’expert-comptable doit s’adapter.

Déjà en 2013 Philippe Barré – Expert-comptable et Commissaire aux Comptes – par une jolie allégorie animalière expliquait la nécessaire évolution de la profession :  « La grenouille, le lapin et la girafe ou les experts comptables ».
Alors comment faire ?
Augmenter sa productivité est le premier objectif car c’est la condition sine qua none pour se dégager du temps, et en donner à ses collaborateurs, pour réfléchir, se former puis maîtriser de nouveaux sujets.
Déléguer sera le 2ème car, sauf utopie, l’expert n’est pas omniscient. Alors qu’il est attendu par ses clients sur des sujets aussi vastes que divers (finance, fiscalité, patrimoine, social, juridique, DSO, digitalisation, processus, benchmark économique, …) il ne pourra jamais maîtriser tous les sujets et en particuliers ceux qui n’existaient même pas quand il est né !

Déléguer de façon variable (en adaptant le coût au besoin) et de façon pertinente (en ayant la bonne personne sur le bon sujet) c’est sous-traiter. S’adjoindre les services de spécialistes experts pour constituer l’offre de services attendue tout en gardant la position, l’aura, de celui qui sait apporter le bon conseil, la bonne solution est la voie royale pour la profession. L’écoute de son client, son « oreille », est la première force d’un expert-comptable. Il serait dommage de perdre cette confiance en distillant des conseils inadaptés, car éclairés par un savoir partiel ou daté, ou en délivrant un service semblant dépassé.

Avec les équipes de Numen Expert, nous travaillons chaque jour pour apporter aux experts comptables les technologies et ressources que nous maîtrisons : Extraction et analyse de données (OCR/Data mining), échanges sécurisés, conservation à valeur probatoire, automatisation (RPA), indexation.
Parce que nous sommes conscients et respectueux de la relation entre l’expert-comptable et son client, nous coproduisons avec, et pour, des experts comptables les solutions et services de l’ « expert-comptable augmenté », celui qui est attendu par son client.